Le corbeau
Ouvrant ses doigts,
la rue fila vers un jardin,
où chantaient 4 cerisiers,
grands et unis comme des frères.
Leur chanson rose
faisait mal,
tournant sur elle dans l’enclos,
au sol, elle jetait des pétales.
Et le corbeau fixait la femme,
lui aussi, posé sur un banc,
quelques uns voulaient le chasser,
si noir, si noir,
en proférant des anathèmes,
Il criait trop.
Leurs yeux se pressaient vers l’idylle,
la fraîche livrée du printemps,
cerisiers roses aux doux pétales;
lui criait trop,
immobile et plein d’arrogance,
il ne voulait pas s’envoler,
il brillait trop,
si noir, si noir,
et ressemblait à un diamant
à un soleil,
si noir, si noir,
et le corbeau,
fixait la femme,
comme lui, posée sur un banc.
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